Lancement du Grand Porc Premium

Lancement du Grand Porc Premium

lundi 17 septembre 2018


Compte rendu du Conseil d’administration
du 13 septembre 2018

Le Conseil d’Administration de l’association s’est réuni par conférence téléphonique le jeudi 13 septembre 2018 à 15 heures sur l’ordre du jour suivant :
1°) Préparation de l’Assemblée générale 2018
2°) Comptes 2017
3°) Compte rendu de l’enquête éleveur réalisée au printemps 2018
4°) Proposition d’actions pour la fin 2018 et 2019
5°) Projet de la création d’une pépinière de porcs « premium » au Centre d’élevage de Poisy

Etaient présents :
Nicole Bloc, Annick Thibaud (représentant Gaëtan Duculty), Antoine Marzio, Guy Durand, Alban Chauvet, Bernard Chevrot, Jan De Bengy, Pierre Arcan, Jean Marie Gibelin.

Antoine Marzio, président, ouvre la séance et présente les participants en expliquant la présence de deux invités, Pierre Arcan et Jean Marie Gibelin, non membres du CA mais qui ont participé activement aux différents travaux menés depuis la réunion de la Côte Saint André.

Comptes 2017

Antoine Marzio et Alban Chauvet, trésorier, présentent les comptes de l’association sur l’exercice 2017, qui comportent une dizaine de ligne. L’essentiel des ressources proviennent des cotisations des adhérents (460 €) et les dépenses sont constituées de frais de déplacement du président (1 206 €)  et de la cotisation à la fédération DIV’AGRI (150 €).
Le solde négatif (perte de l’exercice) de 923 € est couvert par une avance de 1 006 € par Antoine Marzio.
Ces comptes seront présentés à l’Assemblée Générale.

Compte rendu de l’enquête éleveur
Décidée lors de la réunion de la Côte Saint André et réalisée avec l’aide de l’IFIP (Institut Technique du Porc) au printemps, les résultats de cette enquête ont donné lieu à un compte rendu envoyé aux membres du CA.
L’objectif était entre autres de recenser les reproducteurs présents dans les élevages et de définir une action de sélection et de convergence afin d’obtenir à terme des lignées les plus homogènes possibles qui pourraient constituer la souche d’une future « race du Dauphiné ».
La dispersion et certaines imprécisions des réponses rendent l’exploitation des résultats malaisée.
Il apparait toutefois que bon nombre d’éleveurs rencontrent des difficultés au niveau de la reproduction et de la gestion de leur cheptel de reproducteurs.
Antoine Marzio propose de visiter dans les prochaines semaines, avec Pierre Arcan, les élevages disposant d’un cheptel significatif de reproducteurs afin de discuter plus en profondeur avec les éleveurs de l’opportunité d’une telle démarche.

Lancement de la pépinière de Poisy
Au cours de l’été 2018, un petit groupe de travail (A. Marzio, P. Arcan, J. De Bengy, JM Gibelin, N. Bloc)  a travaillé sur la faisabilité du projet de création d’une pépinière de porcs de races rustique sur le site du Centre d’Elevage de Poisy.
Il s’agit de fournir aux éleveurs des reproducteurs et des porcelets sur deux schémas correspondant aux aspirations de deux groupes d’éleveurs :
-          Un porc « Bresse-Savoie » à dominante de porc celtique
-          Un porc « Dauphiné » à dominante ibérique
Le projet retenu consistera à installer un élevage naisseur de plein air de 8 truies au départ sur une surface de 4 hectares entièrement clos.
L’association assurera l’ensemble des charges d’investissement et d’exploitation et sera propriétaire du cheptel et de ses issus.
Le Centre d’Elevage de Poisy assurera une prestation technique dont le coût sera aussi pris en charge par l’association.
Nicole Bloc, directrice du Centre d’Elevage et membre du bureau de l’association souligne plusieurs points et contraintes importantes :
-          Absence de culture « porcine » dans le personnel du Centre d’Elevage (essentiellement consacré à l’élevage bovin), ce qui nécessitera un appui technique.
-          Nécessité d’obtenir l’accord formel du CA du Centre d’Elevage et de l’ISETA (Lycée Agricole privé propriétaire des terrains utilisés par le Centre d’Elevage.
Plusieurs réponses sont apportées :
-          
       Antoine Marzio et Pierre Arcan présenteront le projet au CA du Centre d’Elevage le 28 septembre à Poisy.
-          Plusieurs membres du CA, P. Arcan, J. De Bengy et JM. Gibelin, professionnels expérimentés du porc de plein air, se proposent pour « monitorer » techniquement le personnel de Poisy. En outre, un appui technique de l’IFIP a déjà été sollicité.

Le budget de l’opération est évalué pour l’instant à environ 100 000 € pour la première année, 40 000 € pour l’investissement et 60 000 € pour la constitution du fonds de roulement.
L’investissement sera financé par une subvention (acquise) du Conseil Régional à hauteur de 12 000 € et le solde par le fonds de dotation DIV’AGRI qui donnera lieu à une campagne de collecte de fonds une fois l’accord du CA du Centre d’Elevage obtenu. Plusieurs entreprises et particuliers ont déjà manifestés leur intérêt à participer à l’opération. Antoine Marzio précise qu’aucun investissement ne sera engagé sans avoir l’assurance de son financement.

Le fonds de roulement sera assuré par des avances des éleveurs et utilisateurs (transformateurs et distributeurs)  ainsi sans doute que par un Crow-Funding auprès de particuliers.
Le CA accepte à l’unanimité le projet et charge le président de procéder à son lancement.

Assemblée générale de l’association.
L’assemblée générale de l’association, qui se tiendra à Poisy le 30 ou le 31 octobre (date définitivement fixée dans les prochains jours), doit servir au lancement de l’opération.
Antoine Marzio propose de procéder en deux temps :
-          Assemblée générale statutaire le matin à 10 h
-          Déjeuner sur place (buffet)
-          Présentation publique du projet de pépinière l’après-midi à 14 h 30 avec les autorités locales et professionnelles, la presse, etc….
A cet effet, un parc d’élevage de plein air  de dimensions réduites sera installé avec clôtures, cabanes, maternité, et quelques animaux, accompagnés de panneaux d’explication des techniques d’élevage de plein air.

L’ordre du jour étant épuisé, la réunion est levée à 16h30.


Antoine Marzio

jeudi 22 février 2018

Retrouvez l’association au Salon de l’Agriculture


Retrouvez l’association au Salon de l’Agriculture

L’association sera présente au salon international de l’agriculture, du 24 février au 4 mars.
Sur l’espace de la Région Auvergne - Rhône Alpes
Hall 1 / allée H / stand 47
N’hésitez pas à lui rendre visite si vous vous rendez au salon ! 

mercredi 21 février 2018

Compte-rendu de la réunion "Porc du Dauphiné"


Compte rendu de la réunion « porc du Dauphiné »
CFPPA de la Côte Saint André
Mardi 13 février 2018 à 14h30.

Etaient présents :
MMe : N.Bloc, P.Paret, S.Mechat, G.Chevanas,
MM : A.Marzio, G. Durand, A. Chauvet, B. Chevrot, L. Bérard, J. Bidanel, S. Bost, F. Barnay, C. Bussat, M.Chambron, D. Fernandez, L. Louppe, X. Pinaud, M. Laupin, R. Grange, J. Magnet, C. Arrussese, E.Barraud, D. Fréchat, J.De Bengy, P. Arcan, L. Roux, JM. Gibelin, B.Blontzer, G.Duculty, A. Chevanas, G. Ribeiraud.
Etaient excusés :
MM : Bardet, Bouvier, Arfi, Fautrière, Rousseaux, Dianov  et Magnien

Le président Antoine Marzio ouvre les travaux en présentant l’objet de la réunion.
Un constat : l’absence d’identité porcine en Région Rhône-Alpes, diversité des pratiques, des races présentes, faiblesse du contrôle génétique, etc…
La plupart des éleveurs « non conventionnels » sont à la fois naisseurs, engraisseurs et transformateurs, commercialisant en circuits courts, le plus souvent à proximité de leur exploitation.
Ils élèvent des animaux de races variées, souvent croisées, le plus souvent sans suivi génétique organisé et avec des résultats techniques aléatoires.
Une majorité d’entre eux sont en Bio ou en conversion Bio.
Une demande croissante existe pour un porc de haute qualité gustative et environnementale, tels les porcs gascons ou basques, demande urbaine de consommateurs  qui n’ont pas accès à ce type de produit, ou très marginalement.
Par ailleurs, transformateurs et distributeurs, qui sont en contact avec cette clientèle, n’arrivent pas à se fournir en porcs charcutiers d’origine locale et de haute qualité gustative et environnementale.
Il y a donc un avenir économique pour ce type de produit, de l’élevage à la distribution.
Pour construire une image forte il parait nécessaire de faire converger les pratiques d’élevage, de définir des normes communes, de sélectionner les animaux et de pratiquer un suivi génétique afin d’améliorer les performances techniques et les qualités gustatives.
Cette démarche ne s’adressera bien sûr qu’aux éleveurs volontaires et nécessite aussi la mise en place d’une grille tarifaire afin que les efforts soient normalement valorisés et l’activité pérennisée.

Un tour de table fit apparaitre qu’une majorité des éleveurs présents étaient naisseurs-engraisseurs pratiquant la vente directe ou en cours d’installation sur ce modèle. La composition des cheptels est assez diversifiée. L’intérêt pour une convergence des pratiques et des cheptels est exprimée par une large majorité des participants qui soulèvent aussi de nombreuses questions sur le « comment faire ? »
Gaëtan Duculty, salaisonnier ( Salaisons du Mont Pilat), souligne l’intérêt de pouvoir disposer de ressources locales régulières en viandes de haute qualité.
Guy Durand, président de DIVAGRI, confirme le soutien de DIVAGRI dans le lancement de cette démarche et  la création du Fonds de Dotation DIVAGRI, appelé à collecter des dons défiscalisés pour financer ces activités.
Joël Bidanel, directeur du pôle génétique de l’IFIP, indique que l’IFIP est de plus en plus concerné par ce type de démarche.
Une race, ou des lignées, peuvent se reconstruire à partir de races locales existantes ailleurs, en France ou dans d’autres pays, par sélection et par croisement.
En absence de races locales survivantes, il est intéressant de se fixer  des objectifs communs en termes de qualité de viandes et de prolificité d’élevage. Il est aussi nécessaire de contrôler et gérer dans le temps  le patrimoine génétique porcin régional.
La première étape est d’établir un état des lieux, à savoir les caractéristiques des cheptels présents dans les élevages régionaux, les pratiques mises en œuvre, les ambitions des éleveurs, etc…
L’IFIP peut collaborer à la mise en œuvre et au suivi des procédures.
Nicole Bloc, directrice de centre d’élevage de Poisy confirme l’intérêt à installer un élevage pilote sur cette structure tout en soulignant  qu’elle ne dispose pas des compétences techniques porcines, le centre étant spécialisé dans les races bovines et caprines.
Antoine Marzio conclu la réunion sur deux propositions d’action :
-          Réaliser une enquête détaillée auprès des éleveurs volontaires concernant la nature de leur activité et de leur cheptel.
-          Etablir un budget prévisionnel pour présenter un dossier de financement auprès du Fonds de Dotation DIVAGRI.
La réunion prend fin à 17h.

jeudi 18 janvier 2018

Réunion pour le programme "Filière porc du Dauphiné"

La première réunion concernant le lancement du programme « Filière Porc du Dauphiné » se tiendra :
Mardi 13 février 2018,
de 14h30 à 17h30,
au Lycée Agricole de La Côte Saint André (38).
( salle 3 du CFPPA)

Cette réunion s’adresse aux différents partenaires de la future filière, éleveurs, naisseurs et/ou engraisseurs de porcs de plein air, fournisseurs d’aliments, charcutiers- salaisonniers, distributeurs, partenaires qualifiés,  etc…
L’ordre du jour est le suivant :
-          Contexte et opportunité : Pourquoi un tel programme ?
-          Comment caractériser un « Porc du Dauphiné » ?
-          Définition d’objectifs, finaux et intermédiaires.
-          Méthode proposée
-          Organisation
-          Financement

Questions proposées par les participants  (liste non exhaustive, à abonder avant la réunion)
-          Opportunité de création d’une association des producteurs de porc de plein air.
   
      Cette réunion se tiendra en présence de Joël BIDANEL, directeur du pôle génétique de l'IFIP (Institut technique du porc) et de Nicole BLOC, directrice du Centre d'Elevage de Poisy (74).

Pour des raisons d’organisation (dimensionnement de la salle), merci, si possible, de bien vouloir annoncer votre présence par mail : diversite.porcine.ra@gmail.com

Antoine Marzio
06 08 71 05 77




samedi 23 décembre 2017

Projet "Porc du Dauphiné"

Programme « porc du Dauphiné ».



Contexte

Le porc du Dauphiné, autrement appelé parfois le porc de Bourdeaux (de Bourdeaux dans la Drôme) a entièrement disparu de la région depuis au moins une trentaine d’années.

Les dernières truies de cette race ont été introduites dans les lignées de porc gascon lors de leur reconstruction par l’INRA et l’ITP il y a maintenant plus de trente ans.

Action

Nous nous proposons de procéder à l’opération inverse : à partir de porcs de souche « gascon » présents dans les élevages régionaux ou que nous réintroduirons nous allons sélectionner sur des critères « Dauphiné » des reproducteurs en prenant en compte leur conformation importante, leurs oreilles tombantes, etc…
Ces reproducteurs seront ensuite éventuellement croisés avec des porcs de souches Duroc ou celtiques, type Blanc de l’Ouest ou Large Black, afin de se rapprocher des caractéristiques initiales du porc du Dauphiné, tout en ayant pour objectif d’améliorer régulièrement la prolificité et les qualités maternelles des truies ainsi que les qualités bouchères de la viande.

Pour ce faire, nous invitons les éleveurs naisseurs volontaires à participer à ce  programme de sélection et réintroduction.

Dans un premier temps, avec le concours de l’IFIP (Institut Technique du Porc), nous allons recenser un certain nombre de reproducteurs mâles et femelles qui donneront lieu, après  à une analyse de leurs données génétiques (génomique de filiation), à leur introduction dans la base de données du groupe « porc du Dauphiné » de l’association.

Un programme de multiplication et de sélection sera alors mis en place, impliquant les éleveurs, les abatteurs, distributeurs et fabricants d’aliment, dans un accord de filière autour d’un cahier des charges et d’une grille tarifaire.

Le Centre d’élevage de Poisy (74), où l’association installera une station de sélection-multiplication-reproduction de porcs de races locales dans le courant de l’année 2018, sera chargé du suivi du projet, appuyé par l’IFIP, et de l’introduction de reproducteurs sélectionnés de races locales non présentes dans la région.

Une première réunion du groupe « porc du Dauphiné » sera organisée fin janvier début février 2018.

Pour plus de renseignements, envoyer un mail à : diversite.porcine.ra@gmail.com

ou contacter le président : 06 08 71 05 77

vendredi 22 septembre 2017

Assemblée Générale de l'Association

Compte rendu

Assemblée générale ordinaire
Mardi 14 novembre 2017

Etaient présents : Antoine Marzio, Guy Durand, Alban Chauvet, Nicole Bloc, Bernard Chevrot, Mario Vino,  Jan De Bengy, Francis Lambert, Stevan Lambert, Emilie Ollion, Gaétan Duculty, Roger Grange.
Excusés : Christophe Bouvier, Jean Marie Gibelin, Sandra Mollier, Cécile Michon, Carole Tonin,
Invités : Michel Rieux, IFIP, Thomas Itier, Lozère Développement.


1 ère délibération : Rapport moral du président

L’année 2016 a débuté le 19 janvier par une réunion des éleveurs qui a permis de mettre en évidence la diversité des pratiques et la dispersion géographique des éleveurs.
Les difficultés nées de la reproduction ont été mise en évidence ainsi que celles de trouver des porcelets de races locales.
La création d’une page Facebook afin d’échanger des informations et des offres de reproducteurs n’a guère fonctionné  l’absence de manifestation d’intérêt a conduit à une remise en cause de l’association elle-même : fallait-il poursuivre ou dissoudre l’association.
La réflexion sur ce sujet a continué jusqu’à la fin de l’année.
Soutenu par la fédération DIVAGRI, le bureau provisoire de l’association a décidé toutefois de persister et de proposer en 2017 un programme de relance de l’association pour 2018.
Aucune autre action réelle n’a été entreprise en 2016.
Le président.
Antoine Marzio

Le rapport moral est adopté à l’unanimité

2ème délibération : Rapport financier du trésorier


L’année 2016 a été marquée par une très faible activité de l’association.
Les cotisations n’ont de ce fait pas été appelées.
Le versement fin 2015 des indemnités d’administrateurs de Divagri exercées par le président ont permis de lui rembourser, sur justificatif, les frais de déplacements qu’il a engagé depuis la création de l’association en 2014.


Solde compte courant  au 1 janvier 2016                                                             1 187,26 €

Ressources                                                                                                                  320,00 €
Cotisations                                                                                                                    60,00 €
Remboursements frais administrateur par Divagri                                                     260,00 €

Dépenses                                                                                                                 1 205,04 €
Frais de banque                                                                                                                51,00 € Cotisation Divagri                                                                                                           150,00 €
Frais de déplacements 2014-2016                                                                                  1 000,04 €

Solde :                                                                                                                          - 885,04 €

Solde Compte Courant au 31-12-2016                                                                            306,22 €

L’année 2017 doit être considérée, comme 2016, comme une année blanche.
Un budget prévisionnel sera établi pour 2018 après


Le trésorier
Alban Chauvet

Le rapport financier est adopté à l’unanimité.
                                                                                                   
3ème délibération : Approbation du programme 2018-2020

Voir programme en annexe.
Les discussions, suite à la présentation du programme 2018 par le président, ont surtout porté sur les priorités , en regard des moyens limités de l’association pour l’instant.
-          Le projet de création d’une station sélection-reproduction multiplication au Centre d’Elevage de Poisy sera lancé dès que les financements seront assurés.
-          Ces financements, en plus de la subvention du Conseil Régional, seront sollicités auprès de donateurs privés avec le concours du Fonds de Dotation Divagri.
-          La priorité sera donnée à la reconstitution du porc du Dauphiné, à partir de souches principalement de porcs Gascon, avec le concours d’éleveurs-naisseurs volontaires. . (Voir programme séparé)

Le programme est adopté à l’unanimité

4ème délibération : changement du nom de l’association

L’assemblée générale décide du changement du nom de l’association pour tenir compte de la fusion des deux régions Rhône-Alpes et Auvergne en Auvergne-Rhône-Alpes.

Nouveau nom :
« Association pour la promotion de la diversité porcine en région Auvergne-Rhône-Alpes »
Nom abrégé : DIV’PORCS AURA

Le changement de nom de l’association est adopté à l’unanimité.


5ème délibération : Modification statutaire

Suite à la délibération précédente, « région Auvergne-Rhône-Alpes » se substitue à  « région Rhône-Alpes » dans les statuts.

Le président est chargé des déclarations légales suite à cette décision.

Election au Conseil d’administration

Le président souhaite remplacer le bureau provisoire, qui gère l’association depuis sa fondation en 2014, par un conseil d’administration représentant les différents opérateurs de la filière.

Sont volontaires :
Antoine Marzio, Guy Durand, Nicole Bloc, Alban Chauvet, Bernard Chevrot, Francis Lambert, Jan De Bengy, Gaétan Duculty.
Le bureau sera composé de :
Antoine Marzio, président, Guy Durand, Secrétaire, Nicole Bloc, secrétaire adjoint, Alban Chauvet, trésorier, Bernard Chevrot, trésorier adjoint.
Proposition adoptée à l’unanimité.



L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 17h30


vendredi 28 avril 2017

Le projet 2018-2020



Après une longue période de réflexion, de contacts et d'investigations diverses, le bureau de l'association, réuni le 28 avril 2017, a adopté le principe du projet ci dessous.
Ce projet, qui sera précisé par un rapport et un budget prévisionnel dont l'élaboration est confiée au président, sera présenté et soumis au vote de l'assemblée générale de l'association prévue pour cet automne.



Projet 2018-2020


Redonner une identité porcine à la Région Auvergne Rhône-Alpes


Adopté par le bureau de l’association 

le 28 avril 2017



1-      Contexte

La région Auvergne Rhône-Alpes ne dispose plus de races locales de porcs, au contraire d’autres régions de tradition charcutière et salaisonnière (Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Bretagne, Normandie, Corse).

Les races locales jadis identifiées, le porc de race bressane, de Bourdeaux, du Bugey, de Tarentaise, ont disparu depuis bien longtemps, poussées dehors par le porc conventionnel élevé en batterie, lui-même  marginalisé dans la région par la concurrence les élevages bretons, espagnols et allemands : La région Auvergne Rhône-Alpes n’abrite plus que 4,1 % de la production porcine nationale alors qu’elle représente encore environ 15% de sa production charcutière et salaisonnière, en chute cependant rapide : elle en représentait 21% en 2004.

Il n’est pas possible, dans ces conditions, de revaloriser convenablement ces productions charcutières par des marques officielles de qualité reconnues, AOP en particulier : le jambon de Savoie ou la rosette de Lyon produits avec du porc allemand ou espagnol et même breton ne peut bien évidemment pas y prétendre.

L’évolution de la demande solvable de produits charcutiers se dirige pourtant vers des produits de qualité, typés, de provenances locales, chargés d’images de tradition et de terroir, provenant d’élevages en plein air, bio, en filière courte, respectueux de l’environnement et du bien-être animal, etc..

L’offre régionale en la matière est presque inexistante, assurée par moins d’une centaine d’éleveurs « alternatifs » exerçant de façon disparate sur des marchés très locaux. Certains d’entre eux en vivent correctement, mais ils sont loin de représenter la majorité. La plupart vivotent ou exercent cette activité secondairement.
Globalement, la production alternative progresse très peu.

La principale difficulté rencontrée par ces éleveurs est le naissage, la sélection et la multiplication des porcs de races locales, à effectifs réduits,  ce qui explique à la fois la grande diversité des schémas génétiques, quand ils existent, et la faible performance de cette activité, qui demande du savoir-faire technique et de disposer d’un troupeau de reproducteurs d’une taille suffisante.

Pour la plupart, ils maîtrisent mieux l’engraissement, la transformation et la vente, avec quelques difficultés parfois au niveau des abattoirs.

L'autre difficulté majeure est l'accès aux parcours d'élevage, souvent très peu disponibles malgré la surface importante dans notre région de forêts, taillis et friches diverses, apte à la stabulation extensive de porcs de races rustiques .

Construire une image porcine régionale sur ces bases n’est pas réaliste ni prospectif.

Une telle image ne peut reposer que sur une certaine homogénéité de l’offre et une masse critique de production suffisante tout en assurant une exigence de haute qualité gustative et environnementale.

Tel est l’objet du projet que lance notre association.

2-      Objectifs

L’association a donc décidé de lancer un projet ambitieux qui poursuit plusieurs objectifs successifs dans le but de réimplanter des races locales dans la région, si possible proche de races locales disparues.
a-      Créer un puis plusieurs ateliers de sélection multiplication pour proposer aux éleveurs :
a.      Des porcelets
b.      Des reproducteurs mâles et femelles
c.       Une assistance technique et de formation.
b-      Expérimenter des techniques d’élevage de plein air extensif en agroforesterie, respectueuses de l’environnement et du bien-être animal.
c-      Aider à l’installation de nouveaux éleveurs ou à la conversion d’éleveurs existants.
d-      Organiser la ou les filières locales en assurant la construction de leur image, de leur promotion et le contrôle de qualité, en relation étroite avec les opérateurs amont, fabricants et distributeurs d’aliments et aval, transformateurs artisanaux et industriels  et distributeurs génériques ou spécialisés.
e-      Veiller à ce que contractuellement la valeur ajoutée créée par cette activité soit équitablement répartie du haut en bas de la filière..

3-      Description du projet

Dans une première phase, l’association va :
a-      Constitution du cheptel.
o   Réaliser une étude de faisabilité chiffrée du projet.
o   Installer un premier atelier expérimental de sélection-multiplication de porcs de races locales françaises.
§  Cet atelier sera installé dans le cadre du centre d’élevage de Poisy (74), sous réserve de l'accord de son conseil d'administration après réalisation de l'étude de faisabilité..
§  Il comprendra, sous réserve de l’étude de faisabilité, l’hébergement d’une vingtaine de truies gestantes et de trois verrats, de  cabanes d’abris et de maternité sur un espace de plein air.
§  Deux races de porcs seront implantées : la race locale Blanc de l’Ouest et la race locale Porcs Gascons.
§  La mission confiée au centre d’élevage de Poisy sera définie ultérieurement, après l’étude de faisabilité.           
o   Installer un premier troupeau d’animaux de races locales françaises dans un milieu agro-forestier.
o   Sélectionner des éleveurs acceptant de recevoir des animaux en engraissement puis en multiplication dans le cadre d’une convention d’expérimentation.
o   L’ensemble du cheptel sera propriété de l’association, qui assurera en outre ses frais d’entretien, de subsistance, de soins  vétérinaire, etc…
o   La gestion, le suivi génétique et la surveillance technique de l’ensemble des animaux seront assurés conjointement par les techniciens du centre d’élevage de Poisy avec le concours des ingénieurs de l’IFIP et de l’ISARA pour l’agroforesterie dans le cadre de conventions de prestation de service passée avec l’association.
b-      Mobilisation de la filière
o   Afin d’appuyer le projet dès son démarrage, seront informés et sollicités :
§  Les éleveurs régionaux
§  Les professionnels de l’abattage et de la transformation
§  Les professionnels de l’alimentation animale
§  Les professionnels du matériel d’élevage
§  Les distributeurs
§  Les consommateurs et particuliers

4-      Financement

Le financement du projet sera assuré par les cotisations des membres, pour le démarrage, et un appel aux dons réalisé dans le cadre du Fonds de Dotation Divagri Valorisation.
Un budget d’investissement et de fonctionnement sur deux ans sera établi.

5-      Décisions

Le bureau mandate le président pour mener toutes les investigations et prendre tout contact et toutes décisions qu’il jugera nécessaire pour faire avancer et préciser le projet.
Un rapport accompagné d’un plan d’action détaillé et d’un budget prévisionnel sera présenté au vote de l’Assemblée Générale de l’association à l’automne 2015 pour une réalisation à partir du début 2018.


Lyon, le 28 avril 2017.

Le président : Antoine Marzio
Le secrétaire : Guy Durand
Le trésorier : Alban Chauvet
L’assesseur : Nicole Bloc.